ilozen

En vrac

2007 février 16th
2 Comm.

Voilà. Ca devait arriver. Je perds les pédales et me mets à titrer mes billets comme Tristan ! ;)
Rapidement trois informations qui m’ont interpellé :

  • Webbzle : un del.icio.us-like orienté objet et très prometteur. Je viens d’ouvrir un compte et vais tester cet outil au fur et à mesure de mes pérégrinations web. Gilles Balmisse s’entretient avec Xavier Vaucois, le fondateur. Deux vidéos courtes permettent une première approche de l’outil : organiser son web et rechercher / explorer. Des petites vidéos que Nicolas ne renierait pas ! Qu’en dites-vous ? Seriez vous prêts à abandonner votre del.icio.us ou votre blogmarks ?
  • Immigrants et natifs numériques : billet très interessant sur le conflit entre les générations. Issue d’un article de Mark Prensky (traduit par Louves-Online), la reflexion propose aux bib-doc d’adopter les usages de la génération « native » pour repondre à leurs attentes.
  • Un article de webology autour des bibliothèques 2.0 (le marketing tue la diversité des représentations – c’est mon point de vue mais j’dis ça, j’dis rien). Bon à l’ère numérique ce n’est pas de toute dernière fraicheur (juin 2006), mais ce « papier » (héhé ce terme est venu tout seul, amusant) m’avait échappé. Très complet.

Enrichissement du catalogue

2006 juillet 6th
3 Comm.

Bon, je mets les pieds dans le plat…
J’aime l’idée de l’enrichissement des catalogues par les utilisateurs. Alors je me demande ce que peuvent apporter ces mêmes utilisateurs au catalogue de mon centre de doc. Je vois, a priori, deux choses :

  • leur expérience du document référencé ;
  • leur vision du signalement de ce document dans la base.

Comment permettre aux lecteurs/utilisateurs d’apporter ces informations ?

Dans le premier cas le plus simple est d’associer à la notice un espace de commentaires où il peut à la fois évaluer le document (on va dire au hasard de 1 à 5 sur sa PROPRE échelle de valeur) et une zone de texte où il peut préciser ce sentiment. Dans le cas que je connais, ce sont des professionnels qui empruntent des livres ou des outils pédagogiques. On a l’habitude, pour les outils, de demander à un « expert » son avis sur les outils. Cependant il est bien évident que cet avis aborde l’outil dans son essence alors qu’en pratique nombreux sont ceux qui détournent les outils pour les adapter à leur situation. Permettre le commentaire sur une notice n’est pas dévoyer l’avis de l’expert (ni contredire le résumé du documentaliste) mais apporter au catalogue une dimension REX (retour d’experience). L’OPAC peut offrir alors une image du fonds classique où sont référencés les ouvrages en les considérant comme objectivement défini et une image personnalisée où l’utilisateur peut voir la multiplicité des usages d’un même document. En plus de ça, la diversité de ces évaluations, à la fois technique et pratique, est une plus-value qui me semble intéressante.

Pour ce qui est du signalement dans la base on peut proposer aux utilisateurs la possibilité d’ajouter leur propre système de valeur, sous la forme de tag par exemple. Je le dis tout net, cette idée n’est guère partagée à chaque fois que je l’aborde. Or des services comme del.icio.us, par exemple, montre l’intérêt d’une indexation horizontale, où à la valeur descriptive des mots clés (qui, sans hiérarchie, est evidemment restreinte) s’ajoute le sens inhérent à la notion de communauté de pratiques, où la valeur utile d’un descripteur n’est pas défini par ses renvois mais par sa valeur intrinsèque au sein même d’un groupe. Loin de moi l’idée de retirer au documentaliste sa fonction de « décrypteur » mais pourquoi craindre de rajouter à une forme verticale une idée certes plus floue et moins controlée d’un contenu, qui tire son intérêt non d’un professionalisme de la description mais d’une idée naturelle de sa valeur associée à son utilisation au sein d’une communauté ? Je ne ferai pas de billet (aujourd’hui) sur les peurs du monde des bibliothèques face à ce qui est parfois ressenti comme une atteinte à sa fonction, mais les anti-tags évoquent souvent les craintes de mauvaise qualification pour me dissuader de croire en cette idée. J’y vois une autre manière de faire. A l’heure où on nous incite de multiplier les moteurs pour évoluer de manière plus complète sur le web, je suis pour la multiplicité des chemins au sein de mon catalogue. Et ce n’est pas renier le travail des docs que d’offrir une vision « utilisateur » de la description d’un document.
Quant à la crainte des « bêtises », il est bien sûr évident qu’une modération des tags est nécessaire. Et si le dialogue s’ouvre avec l’utilisateur de cette façon, ce sera une force en plus pour nos outils.

Voilà, tout ça pour dire que les images des modes de recherches du futur OPAC ne seront mises en ligne que lorsque la navigation dans l’OPAC par tags sera terminée ;)

PS : à cette idée du tag se rajoute, une nouvelle fois, un détournement utile de l’outil : en apposant certains types de mots clés, l’utilisateur crée des biblio qu’il partagera facilement, des listes thématiques qui interesseront à mon avis autant que les étagères que nous produisont nous-mêmes…

Le web 2.0 selon feedburner

2006 février 20th
3 Comm.

Steve Olechowski, cofondateur de feedburner, dispense quelques remarques sur le web 2.0 chez zdnet
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