2007 octobre 23rd
Le grand changement est arrivé. Après avoir été documentaliste puis chargé de projet multimédia au sein de ma structure, je prends la responsabilité du service info-doc. Cet état explique le peu de notes ces derniers temps, et il excuse le silence des semaines prochaines. Ma mission consiste en l’accompagnement du service vers sa mutation numérique et l’application de process adaptés. En mots plus clairs : moins de papier, plus de fichiers ; moins de public en chair et en os, plus de contacts ; moins de dispersion, plus de médiation.
Le plan d’attaque, commencé lundi 22 septembre, s’annonce ainsi :
- Première réunion d’équipe sur les grandes lignes « politiques » du projet tel que défini par le bureau.
- Rencontre de tous les membres de l’équipe individuellement : point sur le présent, consultation sur le projet
- Rencontre des partenaires de la structures : partenariats actuels, projection dans le futur
Fin de la Phase de consultation : rédiger diagnostic du présent
- Ecrire les objectifs opérationnels en tenant compte du diagnostic
- Faire valider par le bureau les nouvelles activités et les nouveaux objectifs
- Rédiger les fiches d’activités et les objectifs pour fin 2008
Fin de la phase mise en opération : redaction du projet opérationnel et des objectifs
Au quotidien gérer le tout et etre particulièrement actif sur la refonte du site internet et la mise en place de produit électronique. La gestion humaine est nouvelle pour moi mais me parait comme un aspect fascinant du travail à venir.
Enfin j’ai compris à quoi servait facebook quand j’ai demandé de l’aide pour des ressources autour du management en service info-doc. Merci encore à tous pour vos conseils de lecture et spécial dédicace (n’est-ce pas comme ça qu’on parle en discothèque ?
) à XG, tes docs me sont d’une utilité rare !
2007 janvier 24th
C’est Akynou qui propose le jeu et écrire des histoires changent un peu des moyens nouveaux pour les obtenir…
La photo :
crédit : Antoine (le québecois)
Le texte :
Au moment de l’ultime détachement, comme envolée avec le dernier soupir, ta vie se déroule une dernière fois. C’est ce qu’on m’avait raconté. Et maintenant que je sais, maintenant que la croyance s’efface devant l’évidente réalité, maintenant, je n’ai personne à qui dire combien c’est faux. Au moment de l’ultime détachement, tes yeux se perdent vers l’infini des cieux ; et dans ce vertige inversé, j’ai peur de m’envoler.
La forêt qui entoure le Centre effraie ses occupants. Elle est la gardienne de notre éternelle vacuité, prisonniers que nous sommes d’une écrasante réalité, elle est la limite de nos possibilités. Je connaissais le risque en m’élançant à travers l’interdit, je savais qu’on ne vainc pas sa froideur ni son immensité.
J’entends encore résonner l’alarme quand mes pas franchissent la Limite. Mon souffle s’accélère. J’allonge ma foulée pour continuer à espérer. Je contourne un arbre, saute par-dessus un buisson. C’est étonnant comme je sens le vent me retenir, peut-être est-ce la peur.
Tous ces arbres qui me gênent ! Et les cris derrière moi ! Mes pieds nus saignent maintenant. Je ne me rappelle plus quand j’ai compris que le Centre ne me laisserait rien voir d’autres que lui-même. Je ne me rappelle plus comment l’envie d’ailleurs a surgi. Et là, je ne me rappelle plus du bruit de la détonation.
Le crépuscule s’annonce en jetant sur l’horizon un voile mate. Je m’effondre. Un dernier effort et je me retourne sur le dos.
Au moment de l’ultime détachement, tu vois des arbres, immenses, tendus vers le ciel. Ce sont des lianes auxquelles ton âme s’accroche pour grimper vers l’ailleurs. Je souris. Je ne retournerai pas au Centre.