Liszen est un moteur de recherche effectuant ses requêtes sur plus de 500 biblioblogs. L’interface est très réussie et l’index est mis à jour régulièrement. Si les sources sont principalement anglophones, quelques blogs francophones sont néammoins accessible (dont La Conjuration). Merci à Garret Hungerford pour cette excellente initiative et longue vie à son projet.
L’inist via le réseau BDSP (merci Hélène) nous informe de la publication du numéro zéro d’Ametist (où le a premier est un alpha).
La revue sous titrée Appropriation, Mutualisation, Expérimentations des technologies de l’IST offre un numéro zéro alléchant :
Partie 1 : expérimentation des IST et définition d’une bibliothèque numérique
Partie 2 : du thésaurus vers une ontologie de domaine
Partie 3 : développement de la veille (expérience de l’INRS)
Partie 4 : à propos du numéro zéro d’AMETIST
On trouve dans cet à propos l’explication suivante :
Créer une revue telle qu’AMETIST, c’est prévoir et maîtriser plusieurs aspects : le contenu scientifique, les techniques éditoriales, la normalisation et l’offre logicielle. L’équipe ARTIST a dû retravailler chaque article pour l’adapter au média choisi et s’approprier les techniques et pratiques afférentes.
(Jacques Ducloy, Patricia Gautier, Magali Rasolomanana, Clotilde Roussel, Djamila Safa et Pierre Wirtz. «A propos du numéro zéro d’AMETIST». ametist, AMETIST n°0 – document.php?id=168)
Le nouveau moteur du Catalogue et Index des Sites Médicaux Francophone (CISMeF), référence hébergée et gérée par le CHU de Rouen, propose un nouveau moteur :
Pertinence accrue : l’affichage des résultats prend en compte un facteur de pondération sur les mots-clés. Ainsi les références parlant principalement de votre recherche s’affiche en tête, les autres ensuite.
Participation au programme Google coop : l’expertise CISMeF enrichit votre requête Google en effectuant la requête sur des sources « labellisées CISMeF ». Trois domaines (étudiants, grand public, pro. de santé) affinent encore plus cette recherche.
Possibilité d’intégrer une barre de recherche CISMeF sur votre site : comme ceci
Bon, je mets les pieds dans le plat…
J’aime l’idée de l’enrichissement des catalogues par les utilisateurs. Alors je me demande ce que peuvent apporter ces mêmes utilisateurs au catalogue de mon centre de doc. Je vois, a priori, deux choses :
leur expérience du document référencé ;
leur vision du signalement de ce document dans la base.
Comment permettre aux lecteurs/utilisateurs d’apporter ces informations ?
Dans le premier cas le plus simple est d’associer à la notice un espace de commentaires où il peut à la fois évaluer le document (on va dire au hasard de 1 à 5 sur sa PROPRE échelle de valeur) et une zone de texte où il peut préciser ce sentiment. Dans le cas que je connais, ce sont des professionnels qui empruntent des livres ou des outils pédagogiques. On a l’habitude, pour les outils, de demander à un « expert » son avis sur les outils. Cependant il est bien évident que cet avis aborde l’outil dans son essence alors qu’en pratique nombreux sont ceux qui détournent les outils pour les adapter à leur situation. Permettre le commentaire sur une notice n’est pas dévoyer l’avis de l’expert (ni contredire le résumé du documentaliste) mais apporter au catalogue une dimension REX (retour d’experience). L’OPAC peut offrir alors une image du fonds classique où sont référencés les ouvrages en les considérant comme objectivement défini et une image personnalisée où l’utilisateur peut voir la multiplicité des usages d’un même document. En plus de ça, la diversité de ces évaluations, à la fois technique et pratique, est une plus-value qui me semble intéressante.
Pour ce qui est du signalement dans la base on peut proposer aux utilisateurs la possibilité d’ajouter leur propre système de valeur, sous la forme de tag par exemple. Je le dis tout net, cette idée n’est guère partagée à chaque fois que je l’aborde. Or des services comme del.icio.us, par exemple, montre l’intérêt d’une indexation horizontale, où à la valeur descriptive des mots clés (qui, sans hiérarchie, est evidemment restreinte) s’ajoute le sens inhérent à la notion de communauté de pratiques, où la valeur utile d’un descripteur n’est pas défini par ses renvois mais par sa valeur intrinsèque au sein même d’un groupe. Loin de moi l’idée de retirer au documentaliste sa fonction de « décrypteur » mais pourquoi craindre de rajouter à une forme verticale une idée certes plus floue et moins controlée d’un contenu, qui tire son intérêt non d’un professionalisme de la description mais d’une idée naturelle de sa valeur associée à son utilisation au sein d’une communauté ? Je ne ferai pas de billet (aujourd’hui) sur les peurs du monde des bibliothèques face à ce qui est parfois ressenti comme une atteinte à sa fonction, mais les anti-tags évoquent souvent les craintes de mauvaise qualification pour me dissuader de croire en cette idée. J’y vois une autre manière de faire. A l’heure où on nous incite de multiplier les moteurs pour évoluer de manière plus complète sur le web, je suis pour la multiplicité des chemins au sein de mon catalogue. Et ce n’est pas renier le travail des docs que d’offrir une vision « utilisateur » de la description d’un document.
Quant à la crainte des « bêtises », il est bien sûr évident qu’une modération des tags est nécessaire. Et si le dialogue s’ouvre avec l’utilisateur de cette façon, ce sera une force en plus pour nos outils.
Voilà, tout ça pour dire que les images des modes de recherches du futur OPAC ne seront mises en ligne que lorsque la navigation dans l’OPAC par tags sera terminée
PS : à cette idée du tag se rajoute, une nouvelle fois, un détournement utile de l’outil : en apposant certains types de mots clés, l’utilisateur crée des biblio qu’il partagera facilement, des listes thématiques qui interesseront à mon avis autant que les étagères que nous produisont nous-mêmes…
Voici une vidéo issue du Laval Virtual, les rencontres internationales de la réalité virtuelle.
La vidéo est de Jean-Yves Rigal. Pour plus d’informations sur les installations, visitez le blog regarde